Atelier « Migration et intégration en Guyane »
Le 9 octobre 2026, le Secours Catholique de Guyane a organisé un atelier d’échange autour du thème « Migration et intégration en Guyane », réunissant huit participants d’origines diverses, notamment syrienne, haïtienne, afghane et marocaine.
Dans un cadre convivial et bienveillant, les participants ont partagé leurs parcours migratoires, les difficultés rencontrées à leur arrivée en Guyane, mais aussi leurs espoirs et leurs rêves pour l’avenir.
Les échanges ont mis en évidence plusieurs difficultés majeures auxquelles sont confrontés les migrants et les demandeurs d’asile. L’accès au logement constitue l’une des principales préoccupations, en raison du manque de solutions adaptées et de la précarité de certaines situations. R. a notamment témoigné de son inquiétude en déclarant : « J’ai 90 jours pour quitter mon logement. »
Les participants ont également évoqué les difficultés liées aux démarches administratives, à l’accès à l’emploi et à l’apprentissage du français. Pour les mères de famille, l’inscription des enfants à l’école représente parfois un obstacle supplémentaire. Le manque d’accompagnement et les délais d’attente avant d’obtenir des réponses concrètes renforcent le sentiment d’incertitude.
Ro. a partagé les difficultés rencontrées à son arrivée, notamment l’accès au logement, les démarches administratives et l’adaptation à la culture locale. Il a également confié avoir traversé une période de dépression au début de son séjour. Aujourd’hui, il souhaite découvrir davantage le territoire guyanais et mieux connaître son environnement.
De son côté, Sa. a exprimé un sentiment d’apaisement en déclarant : « Je suis en paix en Guyane. » Ce témoignage rappelle que, malgré les obstacles, la Guyane peut aussi représenter un lieu de sécurité, de reconstruction et d’espoir.
L’atelier a permis de mettre en lumière des réalités différentes, mais aussi des préoccupations communes. Il a souligné l’importance de renforcer l’accompagnement des personnes migrantes, de faciliter l’accès au logement et à l’emploi, de soutenir l’apprentissage du français et de simplifier les démarches administratives.
Cette rencontre nous rappelle que l’intégration des personnes migrantes passe tout autant par les efforts qu’elles fournissent que par l’écoute et l’accompagnement que nous leur offrons.